Au
carrefour des voies romaines Bavay-Tréves
et Reims-Aix-la-Chapelle, les comtes
de Laroche fondèrent, au XIe
siècle, un hospice dédié à Sainte-Catherine.
Un siècle plus tard, cette hostellerie-dispensaire
fut léguée à l'abbaye
de Saint-Hubert qui y dépêcha
des frères convers avec pour
mission de défricher la forêt
et de créer une grande ferme.
D'où le nom de " Ferme
des Convers" ou "Converserie" .
Au XVe siècle, le mythe
du cerf crucifère vint enrichir
l'histoire de Saint-Hubert d'Aquitaine.
Les pèlerins qui venaient
de plus en plus nombreux à l'abbaye
virent dans la Converserie le lieu
où leur saint patron s'était " conversé" ou
converti.
Au siècle des Lumières,
Dom Nicolas de Spirlet remania la
ferme et l'agrandit. C'est à lui
que l'on doit sans doute les majestueuses
proportions de la grange.
Sous la Révolution
française,
les biens de l'abbaye furent mis
en vente. Une famille d'agriculteurs
de Saint Hubert acheta la ferme et
l'exploita jusqu'en 1952.
A cette date, elle fut acquise, par
le comte de Launoit. Il mit à la
disposition de S.A.R. la princesse
Lilian le bâtiment de la ferme
et les moyens nécessaires à son
aménagement, pour en faire
une fondation à l'image de
la chapelle musicale Reine Elisebeth,
mais, à la gloire de
la nature et du Cerf. C’est à son
goût que l’on doit sa
merveilleuse décoration.
En 1982, le roi
Baudouin décida
de confier la gestion des chasses
royales de l'Hertogenwald, de Saint-Michel
et Freyr, à un comité de
gestion dont la présidence
fut confiée au baron Evence
Coppée. Au décès
du comte de Launoit, désireux
de maintenir ce merveilleux patrimoine
en osmose avec les chasses de la
Couronne et la forêt de saint
Hubert, il s’en rendit acquéreur.
Avec son épouse, il mit les
bâtiments à profit pour
y promouvoir et organiser des rencontres
intellectuelles et culturelles, des
séminaires groupant non seulement
des professionnels des entreprises
mais également des scientifiques,
des médecins, des thérapeutes
et des maîtres spirituels et
.... des concerts.
Baron
Coppée |