MIRWART, Village et Eglise Saint-Roch

L’église est de style néo-gothique construite en 1869-1870.

Les principaux intérêts à voir :

le bel autel principal en bois imite l’autel principal de la basilique
au-dessus :

le Christ ressuscité tenant la croix en main
les statues de Saint-Pierre et de Saint-Paul, la statue de Saint-Michel qui était dans la chapelle castrale, et un diacre.
L’ensevelissement du Christ, la vierge et Saint-Jean

dans le chœur :

la statue de la Vierge en bois habillée en reine, comme son fils Jésus, roi de l’univers

à l’intérieur :  

de très beaux vitraux – les 2 rosaces de la sacristie et du jubé
les vitraux de la nef relatant le passage de la cendre au feu (exprimant la résurrection)
le petit autel polychrome et le lutrin réalisés par Jean William en 1981, représentant les patrons de l’église et la vie de Mirwart
la chaire à prêcher où est sculpté le bon pasteur

M. Denis, abbé


SMUID, Eglise Sainte-Marguerite

Alors que Smuid dépendait de la paroisse St-Paul d’Arville, l’intervention, en 1956, de Marguerite de la Marck, duchesse d’Arenberg, du château de Mirwart, amenait la construction de la première église de Smuid.  Elle était érigée au cœur du cimetière actuel.

Le premier curé s’appelait Jean Simon. La pierre tombale de cette église primitive, qui porte l’inscription de son nom, a été conservée et insérée dans le mur arrière de l’église actuelle.

Cette église, construite dans les années 1824-1828, est un édifice d’allure classique surmonté d’un petit clocher qui complète harmonieusement l’ensemble.

En 1998, la restauration et la modernisation intérieure de l’église a été confiée par la Commune de Libin à Mady Lemaire, en tant que directrice artistique.
Les trois autels ont été supprimés et ont fait place à une fresque importante. Peinture et vitraux sont à l’actif de Mady Lemaire.

A signaler également que Smuid garde quatre anciennes chapelles : St-Antoine, St-Monon, St-Thibaut et une chapelle appelée « Tombeau du Christ ».


HATRIVAL, Eglise Saint-Ursmer










L’église St-Ursmer est construite en 1864 par la volonté du bourgmestre Louis Zoude.
Selon toute vraisemblance, c’est le quatrième édifice religieux bâti en cet endroit, même si les précédents étaient situés en contrebas de la route actuelle.
 La première mention d’une église au village date du 11 avril 1129. A l’époque, elle est desservie par un vicaire dépendant de l’église paroissiale de St-Hubert : St-Gilles.
Après le concordat, l’église d’Hatrival dépendra de la paroisse de Vesqueville . C’est en 1837
que la population d’Hatrival obtient d’être une paroisse autonome.

De style néogothique, l’église  est bâtie selon un plan à trois nefs, séparées par deux rangées de colonnes.

Dans son aspect actuel, l’église doit  beaucoup  à l’abbé Remy Cornerotte, décédé le 6 juillet  2008,  qui fut le pasteur du village durant plus de quarante ans.
Artiste renommé, fondateur, dans les années soixante du village artisanal de Martilly, près de Neufchâteau, esprit créatif en perpétuelle activité, coloriste de talent, l’abbé  entreprit en 2006 la dernière campagne de rénovation de l’église.

Pour les peintures intérieures, il choisit douze teintes (le nombre douze étant le symbole de la totalité). L’ambiance évolue des valeurs froides de la nef aux couleurs chaudes qui revêtent le chœur.
Ainsi, disait-il, « on se laisse tirer en haut vers la beauté, la vérité, la bonté ».
L’abbé-artiste entreprit aussi de dessiner un nouveau vêtement pour la Vierge à l’enfant, placée sur l’autel latéral de la gauche du chœur.
 D’inspiration contemporaine, la robe de la Vierge Marie  veut évoquer la maternité.
Le panneau de cet autel de la Vierge, du XVIIe siècle, représente la lapidation de Saint Etienne, martyr dont  la statue couronne aussi cette toile.

A la droite du chœur, l’autel dédié au saint patron de l’église date, comme celui de la Vierge, du XVIIe siècle. La peinture du panneau , montrant l’archange St-Michel terrassant le dragon, est surmontée d’une statue de  Saint Denis.
Le patron de l’église, Saint Ursmer, moine bénédictin de la fin du VIIème siècle,  nous est montré sous les traits d’un homme jeune comme l’est, disait Remy Cornerotte  « la jeunesse éternelle de la sainteté ». Cette statue en remplace une autre, en plâtre qui représentait Ursmer  évêque, ce qu’il ne jamais avoir été.
Hatrival est la seule paroisse d’Ardenne dédiée à Saint Ursmer. La raison de cette présence est sans doute à rechercher du côté de Thierry 1er, abbé de St-Hubert au XIe siècle .Thierry était le fils du seigneur de Lobbes, localité dont Ursmer fonda l’abbaye.

Devant cet autel, remarquons la belle chaire de vérité en chêne, fabriquée et sculptée au XVIIIe siècle .

Au fond de l’église, à la place de l’ancien baptistère, une « Chapelle des Vivants » rappelle, par leur nom, la présence éternelle des  défunts du village. Cette éternité est soulignée par la peinture dorée dont a été recouvert le Christ, déposé du chœur où il était suspendu jusqu’en 2006.
Posé simplement  par  terre, un gros galet ramené de Normandie par l’abbé Cornerotte est la pierre-souvenir, voulue par ses amis, sur laquelle est gravé son nom, en dessous d’une petite croix dorée.

Patrick François
Juin 2009

Sources :
« Répertoire photographique du mobilier des sanctuaires de Belgique » (IRPA, Bruxelles 1980)
« Traditions et saints du printemps » ( Musée en Piconrue, Bastogne 1992)
Notes et explications orales de l’abbé Cornerotte.




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