Nos photographes

Nos photographes


Hubert Batteux

Hubert Batteux

Hubert Batteux

Né à Trois-Ponts, une enjambée après la guerre, j’ai comme tout enfant ouvert grands les yeux sur le monde où tout était naissance !
Mes parents m’ont appris l’émerveillement : observer de l’infiniment petit, dans l’herbe du pré, au plus grand dans la nuit racontée…
Leur admiration nourrie d’émotions et leur joie d’accueillir quiconque, ont logé en moi, pour parler en photographe, des « capteurs » de vie, et des « filtres » de couleurs chaudes…
Ai-je reçu cette joie profonde de mon père quand il sortait fièrement le kodak de son étui et appelait les voisins, les amis, aux jours endimanchés ?
Ai-je aimé ce cadeau qu’il me fit pour partager avec amis et fratrie les balades dans les ardoisières de Vielsalm?
Ai-je trouvé une complicité, une occasion d’approcher l’humain un peu en retrait, pour ne pas l’effrayer ?
Ai-je découvert le plaisir de l’attente, de l’approche, de la surprise ?
Ai-je trouvé une boîte de confiance pour traverser les bois et rejoindre le dépouillement?
A chaque question je réponds oui, avec l’hésitation de la pudeur, et la conviction du chemin !

A cette époque on ne recommençait pas la pause, tout était définitif au déclic. Les bobines de 12 photos (6/9cm) faisaient l’objet d’une attention particulière ! Une concentration silencieuse et immobile isolait le photographe…  Une quinzaine de jours plus tard les résultats se découvraient sur la table et sa nappe cirée, sans toucher, sans bousculer, dans la fierté des parents. J’ai gardé comme un trésor, fait de tant de grands jours, le petit sac brun si léger et le kodak qui a tout commencé !

D’où vous vient cette passion pour la photo ?

Elle m’est donc venue très tôt, liée à la joie de mon père d’offrir de la beauté : il adorait tirer le portrait de ceux qu’il trouvait beaux et capables de sourire… Elle me vient aussi de mon pays, ses recoins fouillés, ses heures de courses et de myrtilles, ses collines à monter, ses ombres humides, appétissantes, qui rassemblent les bruits du soir et sortent le parfum des foins. J’ai beaucoup aimé les soirées autour des boîtes de métal ou s’accumulaient les souvenirs, et les histoires de ce puzzle mélangé.

Qu’est-ce qui vous attire en tant que photographe dans le domaine d’un festival de musique (classique) ?

Je ne suis pas musicien : mes premiers essais n’ont rassuré personne et je compris bien vite qu’il fallait surtout travailler l’image ! La vie arrange certains embarras : j’ai aujourd’hui le bonheur d’une fille pianiste et d’un beau-fils flûtiste ; la rencontre de mon épouse m’offrit un beau-père passionné par la musique classique et tout particulièrement Jean-Sébastien Bach ! C’est à ses côtés que j’ai découvert le Juillet Musical, au premier rang de la basilique : Paul Pierret, père fondateur de ce grand festival.

Quand je viens en reportage à Saint-Hubert, ma joie monte comme un merci ! Je suis sous le charme de ces artistes qui exultent, de ces instruments qui bougent et vibrent dans leurs mains ; j’essaye de rendre quelque peu visible cette indicible audace d’élever la terre si souvent lourde… Quelle envie de donner la légèreté du geste à la baguette qui enflamme les voûtes !

Que recherchez-vous dans une photo ?

Photographier c’est faire reculer les frontières, aller au plus près de la vie dans son frissonnement intime, saisir l’imprévisible présent. Jouer avec les ombres, les flous et les dégradés pour faire entrer dans le champ dégagé des émotions, une respiration dans le froid du matin, la rêverie souriante d’un banc, un œil tout rond de mésange, l’inquiétude d’une attente, la douleur d’un départ, le cri d’un enfant lancé dans les bras ouverts, et tout un orchestre qui soulève le monde au bout de ses archets…

 


Pierre Taymans

Pierre Taymans

Pierre Taymans

Je suis garde forestier au département Nature et Forêt du cantonnement de La Roche-en-Ardenne.
Ce n’est qu’en 2005 que va naître ma passion pour la photo, et plus particulièrement pour la photo nature et animalière.
En 2008, année où débute l’aventure de photographe bénévole pour le Royal Juillet Musical de Saint-Hubert, j’ai décidé de partager ma passion en éditant un ouvrage intitulé «Forêt Passion».Depuis, j’assure les reportages des concerts du Juillet Musical avec mes fidèles comparses Hubert et José, tout en continuant à vivre, tout au long de l’année, ma grande passion pour la nature.

D’où vous vient cette passion pour la photo ?

Ma passion pour la photo est venue après avoir rencontré, grâce à un ami et collègue, deux photographes animaliers qui m’ont fait partager leurs clichés et leur passion que je partage aujourd’hui.
Faisant de nombreuses rencontres d’animaux durant toute l’année, je me suis dit qu’il serait «chouette» de les immortaliser et de les partager avec d’autres.

Qu’est-ce qui vous attire en tant que photographe dans le domaine d’un festival de musique (classique) ?

Photographier un concert de musique classique, pour le photographe amateur que je suis, est un peu un défi, car les conditions de prise de vue sont très difficiles vu le fait que nous travaillons toujours dans des endroits forts sombres et sans flash. De plus, nous ne pouvons pas nous déplacer librement et devons éviter au maximum de faire du bruit (ce qui n’est pas facile, car le miroir de l’appareil émet toujours un petit claquement lors du déclenchement). C’est donc un peu la difficulté de ce genre de reportage, en plus de la beauté de ces concerts qui est attirante pour un photographe.

Que recherchez-vous dans une photo ?

J’essaie qu’elle soit la plus jolie possible et qu’elle reproduise au mieux l’instant de sa prise.
Elle doit donner l’envie d’être regardée, mais ce n’est pas toujours facile.