Le patrimoine

Le patrimoine

ARVILLE, Eglise Saint-Paul

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L’Eglise Saint-Paul fut construite en 1828, de style néo-classique, en forme de temple (plein ceintre) et non de croix, avec un toit en cuivre. Elle n’est pas orientée vers Rome-Jérusalem, comme les autres églises. Les principaux intérêts à voir : Le grand autel baroque Sainte Catherine, venant de la basilique, acheté en 1807 Le tableau de la conversion de Saint-Paul, restauré par Judith Debruyn en 1998 Deux médaillons des 2 patrons de l’église universelle et de l’abbaye de Saint-Hubert Saint-Pierre avec ses clefs et un livre (institution) Saint-Paul avec une épée et un livre (missionnaire) tabernacle du 19 ème siècle pélican nourrissant des enfants buste des 4 évangélistes très beau lampadaire baroque orgue : petite copie des orgues romantiques du facteur d’orgues, Mr. Agnessens 5 stèles funéraires en schiste (notamment 3 saules pleureurs) Fonts baptismaux en pierre, recouverts d’une coupole en cuivre rouge en 1626

M. Denis, abbé

 

AWENNE, Eglise Saint-Martin

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L’église est de style néo-gothique et fut reconstruite en 1882. La merveille de l’église venant de la basilique est l’autel Saint-Sébastien, réalisé par Guillaume Evrard vers 1750 (qui a continué l’œuvre de Delcourt) acheté à Saint-Hubert en 1807. Cet autel en marbre de Rochefort (dont vous trouverez le texte du classement tel qu’établi par Bernard Wodon, originaire de la région wallonne) était initialement situé dans la plus belle des chapelles de déambulatoire, derrière le grand autel. Les principaux intérêts à voir : de l’extérieur : la flèche de l’église très haute au-dessus de la porte d’entrée, le relief en pierre de Saint-Martin soldat, donnant la moitié de sa clamyde à un pauvre dans le regard duquel il reconnaît le Christ ressuscité. à l’intérieur : 3 nefs soutenues par 12 colonnes, représentant les 12 apôtres dans le chœur : 3 vitraux d’origine un orgue positif d’un salon de Bruxelles, acheté en 1894 chaire à prêcher où sont représentés Saint-Pierre et Saint-Paul et 2 pères bénédictins et les 4 évangélistes les confessionnaux avec de merveilleuses statuettes le banc de communion avec lequel a été fabriqué l’autel où le prêtre célèbre.

M. Denis, abbé

 

BASTOGNE, Eglise Saint-Pierre

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L’église Saint-Pierre est l’une des plus remarquables du pays. Le fait d’être dédiée à Pierre constitue une preuve d’ancienneté, mais le premier document écrit qui en parle date de 893. Œuvre de diverses époques, l’église présente des vestiges romans (tour, fonts baptismaux, autel :+\- XIème-XIIème siècle), mais s’inscrit dans le style gothique (XVIème siècle). Elle est du type église-halle (Hallekirche), très répandu en Allemagne. 1.La tour, en grès local, platée comme un donjon moyenâgeux, ne manque pas d’impressionner : 11 m de côté, 20 m de haut, des murs de 2 mètres d’épaisseur. Les hourds soulignent son rôle défensif. 2.L’église est de style ogival flamboyant. 3. La voûte fut décorée à l’époque de Charles-Quint (qui aurait visité l’église d’ailleurs). Elle comprend une foule de scènes se rapportant à l’Ancien et au Nouveau Testament, à la vie quotidienne des confréries religieuses et des corporations du Moyen Age, à la vie des nobles et des gens de campagnes. Cette décoration est à resituer dans le contexte de la Contre-Réforme du XVIème siècle et présente ici une « Bible imagée ». 4. Les fonts baptismaux datent du XIIème siècle. La pierre est en calcaire bleu de la Meuse, à patine blanche. Le couvercle de la cuve (de même que l’ensemble en fer forgé) est de Pierre SCHOLTUS,de Bastogne (1941). Une remarquable porte à double vantail ferme le baptistère et est due, sans doute, à un élèvede Jean-Georges Scholtus 5. La chaire de vérité est l’œuvre de Jean-Georges SCHOLTUS (XVIIIème siècle), « maître-sculpteur » de la ville de Bastogne. On lui attribue aussi la statue de saint Pierre (nef de droite). 6. L’autel de la nef de gauche, œuvre du sculpteur Walther POMPE (XVIIIème), a été acquis en 1955.Il provient de l’abbaye de Géronsart (Namur). Il est daté de 1762. La Vierge est debout sur un croissant de lune. 7. L’autel roman (dans le chœur), en pierre de France, peut être daté du XIème siècle. Cependant, il pourrait provenir de l’église primitive du début du VIIIème siècle. De plus, la pierre pourrait avoir été récupérée d’un édifice romain d’Arlon. 8. Les très beaux vitraux du chœur sont l’œuvre de l’artiste français Maurice ROCHER et ont été réalisés, en 1969, par Gustave ZANTER, de Luxembourg. 9. Parmi les trois couronnes de lumière, la plus ancienne est celle du milieu de la nef centrale (XVIème siècle). Elle est en fer battu et porte les blasons de quatre familles nobles : BOULANT, KIEVRAIN, SCHOONVORST et d’APREMONT. Les deux autres sont de Pierre Scholtus (XXème siècle). 10 La Mise au Tombeau du « Spais trou » sous la tour, derrière les nouvelles orgues, est sculptée dans le chêne et peinte en couleur blanche (fin du XVIème siècle). Elle pourrait provenir de l’église des Trinitaires de Bastogne (aujourd’hui disparue).

 

FORRIERES, Eglise Saint-Martin

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Après la 2ième guerre mondiale et quelques autres dégradations, l’ancienne église étant fort endommagée, la décision de la démolir est prise en 1947 par le Conseil Communal. Comme l’indique la pierre près de l’entrée, le 9 juillet 1955,  le révérend doyen Monsieur H.Verday a béni la première pierre de cette église Saint Martin, en présence de Mr le député J.Wautriche, qui a scelle cette pierre. L’architecte de la nouvelle construction est Mr Jean Gilson, du groupe Alpha, le sculpteur Mr Z.Dobrzycki et l’entrepreneur, Mr P.Benoît. En 1960, l’accord est donné, sur demande de la Fabrique d’Eglise, pour vendre le mobilier de l’ancienne église au profit des achats pour la nouvelle église. L’acquisition des orgues se fait en 1963. La tendance des bâtisseurs actuels marque un retour très net vers l’art néo-roman. L’église de Forrières est d’une harmonieuse pureté de ligne, toute traditionnelle et dépouillée, mais riche de sens pour celui qui se laisse apprivoiser. L’architecte s’avère habile ordonnateur de l’ouvrage architectonique et s’affirme comme ayant une parfaite compréhension des fonctions respectives de l’art de bâtir et de l’art de sculpter, intégralité d’un seul et même ensemble et expression du sacré. 4 des 8 chapiteaux racontent la vie de St Martin et les 4 autres ont un sens plus allégorique (l’amour, la nourriture, le bon samaritain et l’ange gardien)

M.Jean-François Naedts, abbé

 

HATRIVAL, Eglise Saint-Ursmer

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L’église St-Ursmer est construite en 1864 par la volonté du bourgmestre Louis Zoude. Selon toute vraisemblance, c’est le quatrième édifice religieux bâti en cet endroit, même si les précédents étaient situés en contrebas de la route actuelle. La première mention d’une église au village date du 11 avril 1129. A l’époque, elle est desservie par un vicaire dépendant de l’église paroissiale de St-Hubert : St-Gilles. Après le concordat, l’église d’Hatrival dépendra de la paroisse de Vesqueville . C’est en 1837 que la population d’Hatrival obtient d’être une paroisse autonome. De style néogothique, l’église  est bâtie selon un plan à trois nefs, séparées par deux rangées de colonnes. Dans son aspect actuel, l’église doit  beaucoup  à l’abbé Remy Cornerotte, décédé le 6 juillet  2008,  qui fut le pasteur du village durant plus de quarante ans. Artiste renommé, fondateur, dans les années soixante du village artisanal de Martilly, près de Neufchâteau, esprit créatif en perpétuelle activité, coloriste de talent, l’abbé  entreprit en 2006 la dernière campagne de rénovation de l’église. Pour les peintures intérieures, il choisit douze teintes (le nombre douze étant le symbole de la totalité). L’ambiance évolue des valeurs froides de la nef aux couleurs chaudes qui revêtent le chœur. Ainsi, disait-il, « on se laisse tirer en haut vers la beauté, la vérité, la bonté ». L’abbé-artiste entreprit aussi de dessiner un nouveau vêtement pour la Vierge à l’enfant, placée sur l’autel latéral de la gauche du chœur. D’inspiration contemporaine, la robe de la Vierge Marie  veut évoquer la maternité. Le panneau de cet autel de la Vierge, du XVIIe siècle, représente la lapidation de Saint Etienne, martyr dont  la statue couronne aussi cette toile. A la droite du chœur, l’autel dédié au saint patron de l’église date, comme celui de la Vierge, du XVIIe siècle. La peinture du panneau , montrant l’archange St-Michel terrassant le dragon, est surmontée d’une statue de  Saint Denis. Le patron de l’église, Saint Ursmer, moine bénédictin de la fin du VIIème siècle,  nous est montré sous les traits d’un homme jeune comme l’est, disait Remy Cornerotte  « la jeunesse éternelle de la sainteté ». Cette statue en remplace une autre, en plâtre qui représentait Ursmer  évêque, ce qu’il ne jamais avoir été. Hatrival est la seule paroisse d’Ardenne dédiée à Saint Ursmer. La raison de cette présence est sans doute à rechercher du côté de Thierry 1er, abbé de St-Hubert au XIe siècle .Thierry était le fils du seigneur de Lobbes, localité dont Ursmer fonda l’abbaye. Devant cet autel, remarquons la belle chaire de vérité en chêne, fabriquée et sculptée au XVIIIe siècle . Au fond de l’église, à la place de l’ancien baptistère, une « Chapelle des Vivants » rappelle, par leur nom, la présence éternelle des  défunts du village. Cette éternité est soulignée par la peinture dorée dont a été recouvert le Christ, déposé du chœur où il était suspendu jusqu’en 2006. Posé simplement  par  terre, un gros galet ramené de Normandie par l’abbé Cornerotte est la pierre-souvenir, voulue par ses amis, sur laquelle est gravé son nom, en dessous d’une petite croix dorée.

Patrick François (Juin 2009)

Sources : « Répertoire photographique du mobilier des sanctuaires de Belgique » (IRPA, Bruxelles 1980) « Traditions et saints du printemps » ( Musée en Piconrue, Bastogne 1992) Notes et explications orales de l’abbé Cornerotte.

 

LIBIN, Eglise

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Jusqu’au début du 17 e siècle, Libin, ou plutôt, Les Libins, dépendaient de Villance. A cette époque, ils furent érigés en une seule et même paroisse. « Henri Michel et Catherine Banlon ont charitablement payé la table d’autel du St-Scapulaire, laquelle a coûtée dix-huit patagons, au menuisier André Hay de St-Hubert, en l’an 1663… » Cet extrait des anciens registres paroissiaux nous rappelle que, dès l’origine, la paroisse fut placée sous le patronage de Notre-Dame du Mt Carmel. La première église fut rasée dans le courant du 19 e siècle. A côté du site initial, l’église fut bâtie. Le 27 octobre 1873, Mgr Gravez, évêque de Namur, consacrait le nouvel édifice. Aujourd’hui encore, au milieu du village, elle reste un trait d’union entre le « Haut » et le « Bas ».

P. Moline, abbé

 

LIBRAMONT, Eglise Sacre-coeur

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L’église du Sacré-Cœur, située au plein centre de Libramont a été construite en 1974-1975. Cette église offre 770 places assises. Les plans ont été tirés par les architectes Marcel et Paul Mignot. La construction a été confiée à l’entreprise Constant Golinvaux. La nouvelle église a été consacrée et imaginée par Monseigneur Mathem le 26 octobre 1975. A cette époque la paroisse de Libramont était desservie par Mr. le Curé André Maréchal ; le Conseil de fabrique était présidé par Mr. Albert Hébette tandis que la commune de Libramont avait à sa tête le Bourgmestre Charles Bossicart.

 A. SCHOUMAKER

 

LA ROCHE-EN-ARDENNE,  Eglise

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Une première chapelle datant du XIème siècle fut incendiée au XIVème. À son emplacement, un deuxième sanctuaire de style baroque fut édifié et devint l’église paroissiale jusqu’à la fin du XIXème siècle. L’église actuelle, dédiée à Saint Nicolas fut construite en 1899-1900, par l’architecte Clément LEONARD de Liège. Elle fut endommagée en 1944, à la fin de la seconde guerre mondiale, puis remise en état quelques années plus tard.

Très fréquenté par les touristes, ce bel édifice de style néogothique se dresse dans la rue principale à quelques pas de l’Ourthe, la rivière qui entoure la ville. A l’intérieur, il comprend trois nefs séparées du chœur par un transept. La tour s’élève à l’extrémité occidentale de la nef sud. En y pénétrant, on peut admirer de nombreux vitraux, œuvres réalisées au début des années 1980 par Louis-Marie Londot, un artiste namurois. De l’ensemble, se dégage une harmonie aux couleurs vives et douces à la fois invitant à l’admiration et au recueillement.

Sur l’autel majeur, au fond du chœur, est dressé un retable remarquable en bois polychrome. Les hauts-reliefs représentent des scènes de l’évangile. Sur la porte du tabernacle, on peut voir des symboles de l’eucharistie, l’Agneau pascal et le Pélican, et ceux des quatre évangélistes. Sous la table de l’autel, se trouvent cinq gravures sur laiton représentant Ste Julienne, St Augustin, St Nicolas, St Thomas d’Aquin, et Ste Lutgarde. D’autres statues, tableaux, retables attirent aussi l’attention, notamment à droite et à gauche du chœur, des statues en bois de tilleul représentant la Vierge et Saint Nicolas, œuvres de Renier Panhay de Rendeux, réalisées vers 1739. On ne manquera pas d’admirer les fonds baptismaux à quatre têtes d’angle, datés 1593 et la chaire de vérité en pierre, ornée de statues en albâtre. Quant au revêtement du sol de l’allée centrale, il est constitué par un assemblage, suivant différentes formes géométriques, de 100.000 morceaux d’ardoises de Vielsalm juxtaposées et placées sur champ.

Deux nouveautés sont venues s’ajouter à la beauté de l’Eglise. Tout d’abord, en 2008, une large estrade a été placée à l’entrée du chœur. Elle accueille un bel autel en bois, paré d’une parure composée d’un assemblage de cuivres de deux couleurs reliés par du plomb à la mode d’un vitrail, réalisée par la Maison Arte-Grossé de Bruges. Cette parure illustre La Roche, son église et son château. Ensuite, en 2012, des orgues de facture ‘Oberlinger’ provenant d’Erkelens en Allemagne, ont été érigées dans le transept-nord. Haut de 12 mètres, le buffet impressionne par son caractère élancé et majestueux.

M. abbé

 

LA ROCHE-EN-ARDENNE, Orgue de l’église

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Historique
Cet instrument fût conçu et construit par la manufacture d’orgue allemande en 1978, pour l’église Saint-Lambertus d’Erkelenz (petite ville allemande non loin de la frontière belge). Il est entièrement mécanique, et l’originalité de ce buffet (meuble) majestueux vient sans doute du fait, rarissime, qu’il fût dessiné par un architecte. Cependant, non-adapté à l’édifice, l’orgue ne parvenait pas à dévoiler l’ampleur de ses ressources sonores. De plus, orienté plein sud, derrière un immense vitrail transparent, 
il était difficile de maintenir l’accord, vu les grandes différences de température. Les responsables décidèrent alors de le vendre pour en replacer un neuf dans le fond de 
la nef centrale.
Quelques heures après sa mise en vente sur la toile, il fût déjà repéré par l’organiste de La Roche, Arnaud Hubert, ainsi que par son père Paul Hubert. Ils se sont ensuite empressés d’aller mesurer, dans l’église, l’espace dans lequel l’orgue était susceptible d’être placé. Ils sont donc allés le voir quelques jours plus tard accompagnés des doyens Pascal 
Roger (La Roche) et Luc Lysy (Charleroi). Ils eurent la confirmation que l’orgue était en bon état et à la première écoute, tout le monde tomba sur le charme de l’instrument et ils ont décidé de confier l’important chantier du démontage, du transport, du remontage, et de l’accord au facteur belge Pieter Vanhaeke.

L’orgue dans l’église 
de La Roche
Tous les problèmes acoustiques qui étaient présents dans l’église d’Erkelenz ont totalement disparu grâce à la configuration de l’église de La Roche. De plus, le buffet s’intègre parfaitement dans sa nouvelle demeure, tant au niveau de sa taille que de son style architectural. La forme de l’instrument épousant le dessin des deux pierres tombales fixées au fond du transept en est un exemple frappant, presque interpellant. Il serait aisé de croire que l’orgue fût conçu pour l’église de La Roche-en-Ardenne.
Un autre atout est simplement le fait que l’instrument soit posé au sol. Ceci permet de multiples choses : apprécier visuellement le jeu de l’organiste en concert, bénéficier de la place disponible pour y placer un ensemble instrumental ou vocal, allant du petit ensemble de musique de chambre jusqu’au grand orchestre symphonique.

L’orgue de concert
Il s’agit d’un orgue de 49 registres répartis sur trois claviers et un pédalier. Il fait 12 mètres de haut, pèse 14 tonnes, possède approximativement 4300 tuyaux, et est situé dans le transept nord de l’église. Il constitue aujourd’hui un des plus imposants instruments de Wallonie.
Le clavier principal (grand orgue), situé au sommet de l’orgue, fut pensé dans le style néobaroque allemand. Le second clavier (placé dans une boîte d’expression, elle-même située au centre du buffet) propose des couleurs semblables à celles des orgues français du 19ème et 20ème siècle. C’est pourquoi c’est le seul clavier où les noms des registres sont en français et non en allemand. Le dernier clavier est, quant à lui, un Pectoral. Mot provenant de « poitrine », cela signifie que les tuyaux se situent pratiquement en face de l’organiste, c’est-à-dire juste au-dessus de la console. 
Ce petit clavier constitue à lui seul un petit orgue. En effet, sa mécanique légère et ses attaques très précises font de lui un « gros orgue positif » parfaitement adapté à la musique de chambre, ou encore au dialogue avec le grand orgue. Pour terminer, la pédale, divisée en deux sommiers (l’un au niveau du pectoral, et l’autre dans les deux tourelles latérales), possède une riche palette de couleurs. Elle est capable de soutenir un grand plein-jeux sans tirasse grâce à ces anches ou ses mixtures (marque de fabrique du style baroque allemand), et peut tout aussi bien proposer un solo avec ses jeux de détails.
Cerise sur le gâteau : ce qui ajoute encore plus de caractère à cet orgue, ce sont bien sûr les trois jeux disponibles grâce à l’appel du « Spanish Werk », autrement dit, du clavier Espagnol. Il s’agit des trompettes en chamade (tuyaux horizontaux), la trompette espagnole de 16’ et 
le grand cornet.
Ce qui fait surtout le charme de cet instrument, est que lorsqu’on regroupe toutes ces couleurs et ces esthétiques différentes, le résultat est tout à fait homogène, et rend cet orgue unique. Cet orgue est un très bon équilibre entre diversité et authenticité : il permet de jouer la quasi-totalité du répertoire tout en gardant beaucoup de caractère dans chaque esthétique.

L’orgue liturgique
Les sonorités de l’orgue conviennent parfaitement pour les offices religieux. En effet, le plein jeu très riche donne une nouvelle dimension aux grandes processions solennelles, ses jeux de fonds très larges suscitent et soutiennent le chant de l’assemblée, les bourdons et les flûtes délicates accompagnent les différents solistes, tandis que les voix célestes et les gambes incitent au recueillement.
Il est également un instrument propice à l’art de l’improvisation, vu le nombre infini de combinaisons et de couleurs possibles. De plus, 
il permet évidemment à l’organiste d’interpréter tout le grand répertoire liturgique, qu’il soit instrumental (pièces pour orgue composées sur des thèmes religieux destinés à des temps liturgiques bien précis) ou vocal (chant de l’assemblée, psaumes, chant choral).

 

LAVACHERIE, Eglise

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…Une église au milieu du village… un beau lieu de recueillement.
On se croirait place de l’Etoile ! L’église est ceinturée d’une route qui en expédie cinq en toutes directions.
C’est en 1808, que Lavacherie devint paroisse lorsqu’elle s’émancipe de la paroisse d’Amberloup dont elle était chapellenie depuis 1692.
Le bâtiment actuel date de 1836 sur l’emplacement d’une chapelle de 1692 dédiée aux saints Aubin et Antoine de Padoue.
Nous conservons un document narrant la bénédiction de l’autel par le vicaire général de Liège en 1715.
Après les dégâts de 1944 et le renouveau liturgique, tout le mobilier disparaît. De la sorte, l’église est facilement accueillante pour le Juillet Musical de Saint-Hubert. En plus, il n’y a qu’une seule nef.
Le vitraux sont dus à Louise-Marie Londot en 1960.
Le sculpteur Christian Leroy de Binche a réalisé, d’une part la fontaine des baptêmes aux pieds de Marie, Joseph et l’enfant ; d’autre part les quatorze stations du chemin de croix bien en vue dans le fond du chœur. Le tout en terre cuite à 1500 degrés.
La peinture intérieure vient d’être rafraîchie en 2005 ; le podium du chœur agrandi vient de recevoir un nouvel autel en chêne réalisé par le menuisier local et peint à la main par une dame du village.

A. Simon, curé

 

MARCHE-EN-FAMENNE, Eglise Saint-Remacle

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Très présente dans le paysage urbain de la ville grâce à son clocher baroque l’édifice gothique actuel en appareil de calcaire date des environs de 1500 et remplace une construction fondée sans doute au IXème siècle et qui fut détruite vraisemblablement par le sinistre de 1484. Elle est composée de trois nefs de trois travées et d’un transept haut mais non saillant avec un choeur à trois pans précédés de deux travées droites. Nefs ajourées de fenêtres moulurées en tiers-point à remplage flamboyant.

Grande tour percée par un portail classique daté de 1715. Intérieur très sobre rythmé par des arcades en tiers-point dont les moulures s’amortissent simplement dans les colonnes. Collection significative de têtes sculptées à la retombée d’arcades et de nervures ainsi que sous les corniches de la grande nef qui annoncent la renaissance et un monde en pleine mutation avec le fameux « Eloge de la folie » d’Erasme publié en 1509.Nombreuses oeuvres d’art en bois polychrome et autres pièces du XVème au XIXème siècle.

Ph. PERET

 

NASSOGNE, Collegiale Saint-Monon

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Nassogne est un lieu très ancien situé sur le passage d’une chaussée romaine. « Nassonia » fut le lieu de séjour d’un empereur de Trêves, Valentinien (vers 372). De retour d’un pèlerinage à Rome, au début du 7 ème siècle, le diacre Monon, ami de St Jean l’Agneau, évêque de Tongres, s’arrêta à Nassogne et s’installa comme ermite : il évangélisait et invitait les gens à la conversion, à la prière. L’histoire raconte que devant lui, un porc fit sortir de terre une clochette d’époque ancienne, dont Monon se servit pour appeler les gens à la prière. Vers 636, les allées et venues des fidèles à l’ermitage de Monon dérangèrent les brigands qui décidèrent de le supprimer pendant sa prière dans sa cellule. Bien vite une église fut érigée à Nassogne où est conservée la châsse de Monon qui fut bien vite reconnu par les gens comme un saint ; un chapitre de chanoines était chargé d’assurer la prière : d’où le nom de collégiale. Aujourd’hui, la collégiale sert d’église paroissiale ; elle est aussi un lieu de pèlerinage pour les cultivateurs et les éleveurs qui viennent vénérer leur saint patron, l’implorant pour la protection des cultures et du bétail. Ils viennent chaque année pour les « remuages de St Monon », le dimanche qui suit l’Ascension. Avec des branches ou des herbes, ils frottent la châsse du saint et ramènent celles-ci dans leurs étables. Il n’y a plus grand-chose à voir dans cette collégiale dont la première construction date probablement du 8 ème siècle : le temps et les voleurs l’ont vidée de son contenu. La châsse de St Monon est une des rares traces de l’histoire de la collégiale toujours présente dans la nef droite de l’édifice.

Ph. Guillaume, curé

 

SAINT-HUBERT, Basilique

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Erigée au titre honorifique de Basilique en 1927 à l’occasion des festivités marquant le 12 ème Centenaire de la mort de Saint-Hubert, cette église abbatiale mérite notre attention. Très longtemps, cette église abbatiale fut desservie par des moines bénédictins. Aussi, voici quelques étapes historiques pour comprendre son évolution. Vers 700, Saint-Bérégise fonda une première communauté de clercs à Andage. Mais en 817, des moines bénédictins vinrent s’établir à cet endroit et en 825 obtinrent la translation de la châsse de Saint-Hubert à leur abbaye. Cela marqua le grand culte populaire. Cette abbaye devint progressivement un lieu de pèlerinage en l’honneur de Saint-Hubert, protecteur contre la rage qui faisait tellement peur à cette époque.

Des pillages, des incendies et l’usure du temps ont menacé cette abbaye. Cependant, au début du 16 ème siècle, cet édifice , en style gothique brabançon, prend les formes actuelles. Aussi, admirons la beauté et l’harmonie des pierres de cet édifice.

Les guerres de religion opposant les catholiques et les protestants, les gueux ou les huguenots ont ruiné cette abbaye. Les guerres de religion ont marqué la fin de la présence de la chasse de Saint-Hubert.

Mais au 18 ème siècle, l’abbaye de Saint-Hubert a retrouvé sa splendeur. Mais, les révolutionnaires français sont intervenus. Ce fut la fin de l’abbaye bénédictine à Saint-Hubert. Cependant, certaines bonnes volontés ont réussi avec succès de préserver ce patrimoine exceptionnel de notre Ardenne.

Espérons que cet édifice tellement beau puisse être conservé et protégé ; ainsi le Royal Juillet Musical aura encore de belles soirées à organiser.

G. Leemans

SAINT-HUBERT, La Ferme de Chermont

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A deux pas du Parc à Gibier, au cœur du massif ardennais, auréolée de ses étangs cachés même aux yeux des passants, cette ancienne ferme abbatiale nous rappelle, non sans nostalgie, les séjours en résidence d’été de l’un ou l’autre Abbé en quête de sérénité .
L’Abbaye possédait de nombreuses terres et d’immenses forêts. Plusieurs fermes étaient en charge de nourrir les moines et les pèlerins mais la plus grande et la plus prestigieuse parmi elles était la Ferme de Chermont (créée en 692). Perchée sur les rondeurs d’une colline au beau milieu de ses cent hectares de cultures, plein sud, avec une vue panoramique sur notre petite cité, cette ferme, si chargée de son grandiose passé, avait cessé ses activités vers l’an 2000. Un propriétaire nouveau et providentiel, Monsieur Saverys, qui nous ouvre ses portes, ce dont nous le remercions vivement, vient de redonner une seconde vie à ce bâtiment historique en le transformant en une gentilhommière de qualité.

André Luzot

 

SAINT-HUBERT, Eglise Saint-Gilles

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 »Saint-Hubert »










L’église Saint-Gilles est l’église paroissiale de Saint-Hubert. Ce bourg s’appelait autrefois Andage, mais le culte populaire envers Saint-Hubert, il devint progressivement Saint-Hubert. Il est évident que cette église a connu beaucoup de transformations. La structure actuelle remonte au 11 ème siècle sous l’abbatiat du Bienheureux Thierry de Lernes. D’autres transformations ont été réalisées notamment au 16 ème siècle en style gothique (voir les fenêtres du chœur) et au 18 ème siècle en style baroque (voir l’autel principal). Il est à remarquer la très belle statue de Saint-Gilles : moine bénédictin qui devint Père Abbé de l’abbaye du même nom : Saint-Gilles du Gard. Il apparaît clairement la similitude hagiographique entre Saint-Gilles et la biche et Saint-Hubert et le cerf crucifère.

Un événement tragique a frappé durement cette église. En effet, le 25 novembre 1944, un V1 allemand s’est abattu près de l’église : des victimes seront à déplorer. En 1949, le 24 décembre, cette église fut réouverte au culte. D’autres transformations ultérieures y ont été réalisées. Dans son écrin de verdure, cette petite église gardera toujours son charme, sa beauté. Son acoustique remarquable permet l’organisation de concerts musicaux.

A l’intérieur de cette église, des panneaux réalisés en collaboration de ULB et de moi-même mettent en évidence l’évolution de la construction de cet édifice.

G. Leemans

 

SMUID, Eglise Sainte-Marguerite

 »Smuid »
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Alors que Smuid dépendait de la paroisse St-Paul d’Arville, l’intervention, en 1586, de Marguerite de la Marck, duchesse d’Arenberg, du château de Mirwart, amenait la construction de la première église de Smuid.  Elle était érigée au cœur du cimetière actuel.

Le premier curé s’appelait Jean Simon. La pierre tombale de cette église primitive, qui porte l’inscription de son nom, a été conservée et insérée dans le mur arrière de l’église actuelle.

Cette église, construite dans les années 1824-1828, est un édifice d’allure classique surmonté d’un petit clocher qui complète harmonieusement l’ensemble.

En 1998, la restauration et la modernisation intérieure de l’église a été confiée par la Commune de Libin à Mady Lemaire, en tant que directrice artistique.
Les trois autels ont été supprimés et ont fait place à une fresque importante. Peinture et vitraux sont à l’actif de Mady Lemaire.

A signaler également que Smuid garde quatre anciennes chapelles : St-Antoine, St-Monon, St-Thibaut et une chapelle appelée « Tombeau du Christ ».

 

TENNEVILLE, La Converserie

 »Tenneville »
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Au carrefour des voies romaines Bavay-Tréves et Reims-Aix-la-Chapelle, les comtes de Laroche fondèrent, au XIe siècle, un hospice dédié à Sainte-Catherine. Un siècle plus tard, cette hostellerie-dispensaire fut léguée à l’abbaye de Saint-Hubert qui y dépêcha des frères convers avec pour mission de défricher la forêt et de créer une grande ferme. D’où le nom de  » Ferme des Convers » ou « Converserie » .

Au XVe siècle, le mythe du cerf crucifère vint enrichir l’histoire de Saint-Hubert d’Aquitaine. Les pèlerins qui venaient de plus en plus nombreux à l’abbaye virent dans la Converserie le lieu où leur saint patron s’était  » conversé » ou converti.

Au siècle des Lumières, Dom Nicolas de Spirlet remania la ferme et l’agrandit. C’est à lui que l’on doit sans doute les majestueuses proportions de la grange.

Sous la Révolution française, les biens de l’abbaye furent mis en vente. Une famille d’agriculteurs de Saint Hubert acheta la ferme et l’exploita jusqu’en 1952.

A cette date, elle fut acquise, par le comte de Launoit. Il mit à la disposition de S.A.R. la princesse Lilian le bâtiment de la ferme et les moyens nécessaires à son aménagement, pour en faire une fondation à l’image de la chapelle musicale Reine Elisebeth, mais, à la gloire de la nature et du Cerf. C’est à son goût que l’on doit sa merveilleuse décoration.

En 1982, le roi Baudouin décida de confier la gestion des chasses royales de l’Hertogenwald, de Saint-Michel et Freyr, à un comité de gestion dont la présidence fut confiée au baron Evence Coppée. Au décès du comte de Launoit, désireux de maintenir ce merveilleux patrimoine en osmose avec les chasses de la Couronne et la forêt de saint Hubert, il s’en rendit acquéreur. Avec son épouse, il mit les bâtiments à profit pour y promouvoir et organiser des rencontres intellectuelles et culturelles, des séminaires groupant non seulement des professionnels des entreprises mais également des scientifiques, des médecins, des thérapeutes et des maîtres spirituels et …. des concerts.

Baron Coppée